Etude réalisée par l’ADITE

Janvier - Avril 1999

_____________

 

Réseau National

de Formation Professionnelle Continue...

...pour les Formations ouvertes et à distance

Les publications                         Je commande

 

  

Sommaire :

 

Le contexte et l’objectif de l’étude

Le projet :

Eléments pour la mise en place du projet :

annexe 1 : essai de quantification des publics

annexe 2 : éléments pour une approche financière

annexe 3 : représentation schématique du réseau

 

Le contexte et l’objectif de l’étude

Une réunion, organisée le 4 septembre 1998 à l’intention de Madame la Secrétaire d’Etat aux droits des femmes et à la formation professionnelle, a permis à l’ADITE (Association pour le Développement et l’Insertion des Technologies Educatives) de présenter ses projets et ses expériences concernant l’usage en formation des Nouvelles Technologies Educatives dans quelques grandes entreprises adhérentes.

Invité à réfléchir à l’apport des technologies pour l’élargissement des publics de la formation professionnelle continue, un groupe de travail constitué de membres de cette Association a élaboré les grandes lignes d’une proposition de projet de développement d’un Réseau National de Formation Professionnelle Continue. Il vise à fonder, en France, un système de formation continue permanent accessible à tous.

Le choix de retenir la proposition d’un projet, plutôt que de constituer une suite de préconisations concernant les conditions d’un développement volontariste des formations ouvertes et à distance, se veut être un élément de réponse opérationnelle aux diagnostics, défis et enjeux de " la formation professionnelle tout au long de vie " présentés par Madame la Ministre en ce mois de Mars 1999.

L’objectif politique du projet part d’un triple constat :

En rapprochant la formation professionnelle de ses publics et des bassins de vie un tel réseau confirme le rôle éminent des régions et des instances régionales dans les politiques déployées dans ces domaines. Une structure de pilotage décentralisée à ce niveau permettra d’assurer une optimisation des moyens et d’améliorer la performance globale de tels systèmes dont chacun sait qu’ils ne trouvent leur pleine efficacité que s’ils sont organisés et pilotés à l’échelon local ou régional.

La part prise par les Entreprises dans le financement de la formation pourrait alors prendre des formes nouvelles et plus diversifiées. Par exemple les ressources formatives financées pour des besoins internes pourraient être mises à disposition de tous les utilisateurs du réseau. En outre les entreprises pourraient devenir elles mêmes clientes de ce même réseau.

L’objectif proposé est donc de rassembler et de développer dans une infrastructure commune diverses offres, aujourd’hui éparses, pour les rendre accessibles à un public le plus vaste possible. L’émergence de partenariats à l’échelle des bassins d’emploi autour d’une offre de formation ouverte et à distance de proximité s’en trouverait ainsi facilitée

La mise en place d’un tel dispositif implique obligatoirement une coordination des politiques publiques tant au niveau des ministères que des collectivités territoriales. Il doit prendre en compte la part importante prise par les entreprises dans le secteur de la formation depuis la loi de 1971.

Un groupe de travail, institué au niveau du Premier Ministre et permettant de rassembler l’ensemble des acteurs - ceux évoqués ci-dessus, mais également les partenaires sociaux au sens large - devrait pouvoir faire au gouvernement des propositions concrètes et opérationnelles.  

 Le projet

Cette première partie présente le contexte dans lequel cette proposition s’inscrit. Elle s’appuie sur le diagnostic présenté dans le document " formation professionnelle, diagnostics, défis et enjeux " de mars 1999.

La définition du réseau:

On entend par réseau de formation un ensemble d’acteurs, opérateurs de services, de compétences et de ressources organisés en réseaux afin qu’ils contribuent, au niveau national, à construire et faire vivre un dispositif de formation accessible à leurs différents publics, actuels et futurs.

Ses éléments constitutifs sont de trois types :

Les ressources éditoriales de formations constituées des différents contenus de savoirs, accessibles sous forme papier et sous toutes formes numérisée multimédia

Les compétences dites pédagogiques, c’est à dire toutes les personnes spécialistes en formation et remplissant les principales fonctions et activités de conception et distribution de ressources éditoriales, d’animation de sessions de formation, de tutorat et d’accompagnement de diverses situations d’apprentissage ainsi que d’analyse des besoins et de conseil en formation.

Les ressources techniques regroupant l’ensemble des moyens permettant la réalisation des actions de formation. Elles sont constituées des lieux de formation équipés de tous les outils et matériels du type mobilier, audiovisuel, informatique et de télécommunication nécessaires, ainsi que des réseaux permettant de les relier.

Ce que pourrait être un tel réseau :

De tels réseaux, plus ou moins avancés, existent déjà dans certaines régions (Rhône-Alpes, Midi-Pyrénées, Pays de la Loire,...). Le développement d’un tel projet consisterait principalement à faire travailler ensemble de nombreux acteurs dont la grande majorité se connaissent mais dont les initiatives ne sont pas aujourd’hui suffisamment coordonnées. Pour cela on s’appuyera notamment sur les accords nationaux déjà existants par exemple entre l’AFPA et le CNED avec les APP, ou sur la pérénisation d’accords ponctuels signés à l’occasion de projets spécifiques entre de nombreux acteurs privés et/ou publics.

Si l’on rassemble toutes les structures qui, au fil des ans, se sont regroupées dans un tissu associatif constitué, à titre d’exemple et sans volonté d’exhaustivité, autour de l’ ADITE, l’AFREF, le FFFOD, le GARF,... nous avons une forte chance d’arriver à une représentation de toutes les familles d’acteurs concernés.

Pour mettre en œuvre ce projet, il suffirait que s’exprime une volonté "  politique " déployant une capacité à coordonner et faciliter la mutualisation des moyens et des énergies pour la plupart existants. Ils seraient alors redéployés, voire adaptés, aux nouveaux enjeux que porte un tel projet. En particulier, la coordination d’un tel réseau supposerait un système national d’information sur l’offre de formation disponible, les différentes ressources locales, etc...

 Les Publics :

Toute personne, sortie du système scolaire de formation initiale, quelque soit son âge, son statut et son niveau scolaire, constitue le public potentiel qui pourrait accéder à ce réseau national de formation professionnelle continue.

Il s’agira des personnes en recherche d’emploi mais aussi de toute personne en activité n’ayant pas accès facilement à un programme de formation . Nous pouvons citer les artisans, les professions libérales, les salariés des TPE, des PME/PMI et des unités de production décentralisées, les actifs ruraux, les personnels de la fonction publique, les handicapés, les publics illettrés, les parents, les éducateurs, les retraités et les acteurs de la vie associative, etc…

Les personnes bénéficiant déjà des possibilités de la formation continue, en particulier les salariés des grandes entreprises publics et privées et des principaux services publics, ne seront bien entendu pas exclues de ces dispositifs.

En outre, à travers ce réseau, il sera plus aisé de développer des formations à l’initiative de l’individu, domaine d’action au cœur de la proposition d’ " un droit individuel transférable et garanti collectivement ". Le projet devient alors un moyen pour la mise en œuvre de ce droit.

L’évaluation des acquis en amont, pendant et après le cursus de formation est une dimension importante à prendre en compte. Le déploiement d’un tel réseau au niveau national peut constituer un outil puissant pour la mise en place d’une politique de valorisation des acquis et d’évaluation des compétences au plus près des situations de travail. Il apporte alors la " garantie d’une meilleure lisibilité du système de qualification national " et devient un outil performant et d’accès facile à la prise en compte des acquis dans les parcours professionnels.

L’annexe 1 rappelle quelques chiffres concernant la segmentation et les volumes des publics impliqués ou non aujourd’hui dans des actions de formation professionnelle. Différentes études seront nécessaires pour essayer une quantification et une qualification des besoins et/ou de la demande des populations et catégories de personnes concernées.

 

La modularité et l’ " universalité " du système :

Les principales caractéristiques du réseau national de formation professionnelle continue seraient :

- une implantation très dense et " de voisinage ",

- la définition de certaines constantes ergonomiques et normatives,

- les conditions de son utilisation et de sa diffusion

Le développement d’un tel projet peut être réalisé par étapes.

De plus, si les fonctionnalités et l’architecture du réseau de formation ici décrit sont organisées pour servir et utiliser principalement des ressources de formation écrites et/ou multimédia il peut servir de projet fédérateur à d’autres initiatives ( par exemple, la BPS de la 5ème, le projet TFS...). En effet, son système de gestion pourrait aussi permettre de suivre et animer des formations utilisant des ressources audiovisuelles diffusées ou enregistrées....

Son déploiement et son bon fonctionnement nécessiteront la constitution d’un comité de pilotage et de coordination rassemblant les intérêts et les préoccupations de tous les acteurs concernés.

 Eléments de mise en œuvre du projet

Cette deuxième partie esquisse l’ébauche d’un réseau national s’appuyant sur des ressources informatiques et de télécommunications. Elle est ici proposée à titre d’exemple et s’appuie sur des modèles en cours de mise en place à l’échelle de quelques grandes structures nationales.

 

Les lieux :

On distinguera les lieux où le public pourra avoir accès à de l’information concernant les ressources du réseau de ceux à valeur ajoutée pédagogique où pourront être prescrites et/ou dispensées, et/ou suivies et/ou accompagnées des actions de formation.

Les lieux de formation sont bien sûr constitués des réseaux existants auxquels un tel projet donnera l’occasion d’un réel développement. Nous citerons, à nouveau sans volonté d’ exhaustivité, les centres AFPA, les APP, le CNAM, le CNED, les EREF, les GRETA, les Universités, et tout organisme public ou privé qui s’engagera, dans le respect d’un cahier des charges, à se conformer aux règles de fonctionnement de ce réseau national de formation professionnelle continue.

Plus généralement des lieux publics du type médiathèques, centres de ressources, etc... peuvent devenir des centres de formation avec une valeur ajoutée pédagogique plus légère donnant accès par exemple à des ressources de formateurs tuteurs à distance.

La place que pourraient prendre dans ce réseau tout ou partie des établissements de l’Education Nationale et des Universités est ici posée .

Des lieux et points d’information en très grand nombre seront indispensables pour assurer une communication et une promotion de proximité efficace et permettre à tous les publics d’accéder facilement à des informations adaptées et bien ciblées. A titre d’exemple, nous citerons les ALE, les Mairies, les Missions locales pour l’emploi, les Chambres de métiers, les CCI, les Entreprises, etc...

La densité de cette implantation se veut être également une opportunité de l’implication de l’ échelon régional et peut faciliter la mise en cohérence des politiques territoriales et des politiques d’entreprises et de branches.

Les postes de formation :

Si nous imaginons des actions de formation personnalisées et individualisées pour tout ou partie des parcours d’apprentissage proposés à chaque apprenant, le poste de formation de base sera constitué d’une station microinformatique multimédia raccordable aux réseaux numériques de télécommunication. Les matériels audiovisuels habituels seront également disponibles sur les sites.

Compte tenu des volumes concernés il faudra définir des configurations de matériel répondant aux standards du marché en prenant en compte, d’une part le parc existant et d’autre part les évolutions prévisibles.

Les terminaux microinformatiques banalisés seront des PC multimédia sous Windows, reliés en réseaux avec des liaisons numériques permettant tout type d’accès dont la visioconférence et l’accès à l’internet. Ils pourront constituer une gamme de produits aux fonctionnalités plus ou moins riches.

On distinguera les logiciels de base, à spécifier, et nécessaires aux usages du multimédia en formation (navigateurs, logiciels graphiques, etc…) et des logiciels évolutifs plus spécialement choisis pour fonctionner avec ce réseau à valeur ajoutée pédagogique. Ils respecteront des standards de développement et d’exploitation et permettront également le téléchargement.

L’ergonomie de la position de travail (mobilier) et des fonctions logicielles (images d’écran) ne sont pas à négliger car, comme pour la formation présentielle, la qualité ergonomique est une clé du succès et de l’acceptation de la formation. Elle peut de plus constituer une " signature " et une personnalisation du réseau national de formation professionnelle continue.

 

 Les formateurs et autres acteurs de la formation :

Les concepteurs de ressources formatives appartiennent aux différentes entités participant au réseau national de formation. Ils sont organisés en domaines d’expertises et, pour certains d’entre eux, en spécialités technologiques (audiovisuel, multimédia, formations en lignes, etc...).

 

Les animateurs et les enseignants, installés principalement dans les divers lieux de formation, seront organisés par domaines d’expertise et par région. Les tuteurs et autres acteurs de l’accompagnement des apprentissages seront " accessibles en ligne "

Si l’information et la promotion des possibilités offertes sont largement diffusées, l’analyse individuelle ou collective des besoins proprement dite, les conseils et la prescription devront être réalisés dans les lieux de formation à valeur ajoutée pédagogique (établissements de l’EN, AFPA, APP, ou autre organisme de formation) accessibles au public.

Le fonctionnement en réseau présentera l’avantage de permettre la mutualisation et l’optimisation des ressources réalisées par les formateurs et réparties sur l’ensemble du territoire et dans tous les domaines d’expertise.

Le  bon  fonctionnement d’un tel réseau dépend de la capacité des acteurs à bien définir et articuler les fonctions, les responsabilités, les modes de communication de chacun. Le réseau est un mode de fonctionnement défini en commun par tous les acteurs, y compris les modes de coopération et de mutualisation. Il est constitué de ce que chacun y apporte et doit être en constante évolution. Il ne prend son sens que par sa capacité à répondre au plus grand nombre. Il ne peut être une " superstructure " avec des " supers contenus " de formation se substituant à ses composants.

Des fonctions d’animateurs, de chef d’orchestre, de pilotage du réseau devront être définies.

 

La gestion de la formation :

En amont du processus de formation, il conviendra d’identifier les besoins de formation prioritaires pour les différents marchés stratégiques, également à définir. Ensuite, pour identifier les réponses possibles à ces besoins, et aux autres, il faudra réaliser un repérage de l’existant par un état le plus complet possible des offres et des ressources de formation ouvertes et à distance.

Repérer les opérateurs et les systèmes techniques existants constituera l’étape complémentaire d’une analyse relativement exhaustive des ressources disponibles et mutualisables.

Une structure du type ORAVEP pourrait coordonner ces travaux et capitaliser à partir des études existantes.

 

Les services à valeur ajoutée de formation :

Les développements exponentiels des services apportés par le Web et les premières offres proposées par certains fournisseurs de nouvelles technologies permettent d’avoir une idée assez précise des fonctionnalités d’un tel service.

Les serveurs de ressources didactiques seront accessibles par toutes les stations de formation réparties dans les lieux de formation. Ces serveurs regrouperont l’ensemble des contenus existants ou à développer. Concernant l’existant, considérable, il sera constitué des ressources utilisées par les acteurs d’aujourd’hui, du type AFPA, CNED, Universités, Services de formation d’entreprises, etc..., et de tout type de structure qui par la fourniture de ces ressources aura contractualisé sa participation au réseau. Un programme ambitieux d’incitation au développement de ressources banalisées et peu chères sera engagé.

La gestion de ces bases de données sera également une garantie de mise à jour des informations et d’un accès à un maximum de ressources diversifiées possibles.

Un catalogue de toutes les ressources formatives accessibles par le réseau ou recensées par lui constitue le premier service à apporter aux publics cibles.

Un dispositif fiable et réactif de gestion des demandes, des commandes et de facturation (le cas échéant) des services rendus est indispensable à la contractualisation avec les utilisateurs.

Des fonctions logicielles de définition et d’évaluation de parcours de formation, des outils de suivi individuel, d’animation de groupes, de relation apprenant/formateur, etc... constituent les éléments de base du système de gestion de formation individualisée.

La gestion centralisée des formateurs disponibles à un instant donné pour un domaine d’expertise donné permettrait une grande optimisation de ressources rares et une gestion prévisionnelle des moyens humains nécessaires.

Ce système global de gestion constitue donc, avec les ressources didactiques et le personnel formateur, le cœur du réseau national de formation professionnelle continue proposé. Il le caractérise et, avec les fonctionnalités des stations de formation mises à la disposition des publics, définit le service en terme de qualité et de performance perçue par l’utilisateur.

L’annexe 2 esquisse une approche financière permettant une quantification des principaux postes de fonctionnement et d’investissement d’un tel réseau, en fonction d’hypothèses de configuration. L’annexe 3 propose une représentation schématique de ses différents constituants.

______________________

  Constitution du Groupe de travail : 

ANNEXE 1

Essai de quantification des publics *

En 1996, 138,2 milliards de francs ont été consacrés à la formation professionnelle, soit 1,76 % du PIB.

La dépense globale de l’éducation nationale représente pour la même période 537 milliards de francs, soit 7,4 % du PIB. 

Les principaux financeurs de la formation professionnelle sont :

Rappelons les principaux chiffres disponibles concernant les publics ayant suivi une formation continue en 1996 : *

agents de l’état : 1.700.000

agents de la fonction territoriale : 305.000

salariés d’entreprises de plus de 10 salariés : 3.600.000

salariés d’entreprises de moins de 10 salariés : 210.000

PICS, CESI, CNAM, GRETA, CNED : 130.000

EDDF, FSE : 415.000

demandeurs d’emploi : 800.000

Rien que pour le secteur des entreprises privées et les demandeurs d’emplois, nous avons donc, si on se rapporte aux populations totales concernées (respectivement 13,200 millions et 3,050 millions), 9,400 millions de salariés et 2,250 millions demandeurs d’emploi qui n’ont pas accédé à une formation professionnelle en 1996.

De plus la mise à disposition d’un réseau national de formation professionnelle continue ouvert à tous et plus proche du lieu de travail ou du lieu de vie, concernera également les publics accédant déjà à la formation continue et pourra également toucher des publics intéressés, ou non, aujourd’hui. Par exemple, la dépense des ménages en formation professionnelle continue et apprentissage, estimée pour 1996 à 2,3 milliards de francs, montre l’existence d’une réelle demande solvable dans des catégories sociales et socioprofessionnelles mal connues .

-----------------

* informations extraites du document : La formation professionnelle, Diagnostics, défis et enjeux - contribution du secrétariat d’état aux droits des femmes et à la formation professionnelle - mars 1999.

 

ANNEXE 2

Les dépenses totales pour la formation professionnelle et l’apprentissage estimées à 138,2 Milliards de francs en 1996, se répartissent en :

65,2 MdF pour les frais pédagogiques, soit 48 %

62 MdF pour les dépenses de rémunération des stagiaires, soit 45 %

11 MdF pour les frais annexes, soit 7 %

Les premières expériences conduites en formations ouvertes et à distance montrent que leurs mises en œuvre tendent à réduire de manière significative les postes de frais annexes (en particulier les transports), les durées de la formation (entraînant un gain sur les salaires des stagiaires) et, dans une moindre mesure les coûts pédagogiques (diminution des durées de sessions mais augmentation des coûts de conception).

Dans le domaine de formations techniques lourdes de plusieurs jours ou semaines, des entreprises ont mesuré des gains totaux de coût se situant dans des fourchettes de 10 à 20 %. Pour des formations bureautiques plus légères (changement de version de logiciel par exemple), le prix de revient peut être réduit dans des rapports allant de 10 à 1.

Si de manière prudente on estime à la moitié les formations reçues pouvant voir leur coût réduit de 10 % minimum, le gain total annuel possible minimum serait de 7 Milliards de francs.

-------------------

Concernant les coûts induits par la mise en œuvre du Réseau National de formation Professionnelle continue, nous pouvons citer les postes suivants, (en espérant ne rien oublier de significatifs) :

Dans une première approche nous allons imaginer une configuration nationale du réseau qui comprendra :

Sur la base des coûts unitaires suivants:

 

Nous ne chiffrerons pas de coûts de développement de ressources didactiques dont la diversité et la quantité seront les moteurs de l’expansion du service mais sachant que les ressources existantes peuvent constituer le socle du service dans sa première étape de lancement.

En prenant l’hypothèse d’un accès d’un million de personnes par an au service national de formation professionnelle continue ainsi dimensionné, le coût de fonctionnement ramené à l’année serait de:

- coûts chargés du personnel :.................................................80 MF

800 KF x 100 = 80 MF

- coût du matériel multimédia (amorti sur 3 ans) :....................35 MF

(10 x 10.000 + 50 x 100) /3 = 35 MF

- utilisation d’internet................................................................50 MF

10 KF x 5000 = 25 MF

- licence d’utilisation de logiciel de formation individualisée...100 MF

0,1 x 1.000.000 = 100 MF

Total annuel:............265 Millions de francs

Si nous prenons comme base le nombre total d’actifs des entreprises et des services publics et les demandeurs d’emploi ayant eu accès à la formation professionnelle en 1996, soit environ 6.500.000 personnes, et en augmentant en conséquence le nombre de licences de logiciel, en doublant les coûts internet et le nombre de stations multimédia, le coût annuel total est augmenté de : 0,1 x 5.500.000 + 50 000 + 35.000 = 635 MF et arrive donc à ........................................900 Millions de francs

Ces hypothèses constituent la fourchette d’une estimation financière d’un projet qui reste limité, n’inclut pas de développement de ressources de formation, et qui pourrait constituer la première étape du réseau national de formations professionnelles ouvertes et à distance.

ANNEXE 3

 représentation schématique du réseau

 

                     Autres publications                         Je commande

- La Formation en 2005 : Questions pour les années à venir...
Mars 1998 - 3 K7 audio
Adhérent : 280  frs frais de port inclus
Non adhérent : 400  frs frais de port inclus

- De l'organisation formatrice à l'organisation apprenante.
Juin 1995 - 91 pages - 150 frs frais de port inclus.

- Les résistances à l'utilisation des nouvelles technologies de formation; enquête réalisée auprès de 60 entreprises de la région Rhône-Alpes.
Janvier 1993 - 50 pages - 120 frs frais de port inclus.

- Démarche qualité dans la conception de didacticiel : Intégration des expertises et pilotage de l'équipe projet.
Mai 1992 - 38 pages - 1 00 frs plus frais de port 20 frs

- Formation libre service et centre de ressources multimédia.
Avril 92 - 59 pages - 100 frs plus frais de port 20 frs.

- L'Insertion de l'EAO dans 19 entreprise et ses conditions de réussite.
Octobre 1988 - 24 pages - 1 00 frs plus frais de port 20 frs.

- Annuaire 1988 des Logiciels de Formation.
ADITE/CÈSTA - 1988 - 339 pages - 259 frs frais de port inclus

- Evaluation de didacticiel. Dossier Apprenant (épuisé)
Juin 1989 - 30 pages - photocopie disponible: 70 frs frais de port inclus.

- Evaluation de didacticiel. Dossier Conception, Dossier Utilisation (épuisé)
Novembre 1986 - 34 pages - photocopie disponible: 70 frs frais de port inclus.

retour